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HUGO, Victor (1802-1885). Carnet de notes autographes, dessins et croquis originaux. 64 feuillets non lignés (en comptant les gardes), dont un seul laissé vierge. Encre et crayon. Entre
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HUGO, Victor (1802-1885). Carnet de notes autographes, dessins et croquis originaux. 64 feuillets non lignés (en comptant les gardes), dont un seul laissé vierge. Encre et crayon. Entre 1856 et au moins 1860.\n\nCarnet in-16 oblong (85 x 132 mm) portant l'étiquette de "S. Barbet Jun[io]r 25 High Street", maroquin brun imprimé d'un très fin quadrillage à froid, dos lisse portant en pied le numéro "23" doré, traces de fermoirs en laiton, un soufflet au premier contreplat, porte-crayon au second plat (petits frottements, un feuillet détaché, brochure fragilisée).\n\nPRÉCIEUX CARNET INÉDIT DANS LEQUEL VICTOR HUGO CONSIGNE, PÊLE-MÊLE, DES NOTES DE TOUTES SORTES SUR SES DIVERSES ACTIVITÉS.\n\nOn sait que Victor Hugo avait pris pour habitude, dès 1821, de noircir des quantités de petits carnets avec ses notes, des projets, des vers, des croquis et des dessins plus aboutis. La critique hugolienne opère traditionnellement une distinction entre les carnets dits "de croquis", qui sont des carnets de travail (textes d'oeuvres, utilisés ou non, et dessins), et les carnets de comptes dont certains ont été publiés sous l'appellation "agendas de l'exil" (cf. Hugo, OEuvres complètes, Jean Massin dir., Club français du livre, 1967-1970, 18 volumes). Les carnets de croquis sont oblongs, non lignés, tandis que les carnets de comptes sont en général de format en hauteur, lignés. Les deux types de carnets se recoupent parfois, Hugo ayant reporté des notes de certains carnets "de croquis" dans des "agendas". Il existe cinq ou six carnets de la même époque que celui-ci, dont certains sont conservés dans le fonds Victor Hugo de la Bibliothèque nationale de France.\n\nCe carnet, "acheté le 15 août 1856" (f. 1), a visiblement été utilisé depuis son achat jusqu'à l'automne de la même année (dernier feuillet, "nuit du 5 novembre 1856 couché pour la première fois à Hauteville house dedans une maison à moi"), puis très probablement repris ultérieurement et réutilisé, certaines pages portant les dates de 1857 ou 1860. La première utilisation correspond sans doute à ce qui est écrit dans le sens "normal" de lecture, en continu, puis certaines pages ont été réutilisées pour écrire dans d'autres sens, à l'envers ou en long, des textes pour lesquels il est impossible d'affirmer une date. On notera que presque tous les textes écrits en long l'ont été à l'encre puis biffés, trace chez Hugo d'une reprise dans une de ses oeuvres. L'écriture en est cursive à l'extrême, sans ratures, et les superpositions successives de texte rendent parfois la lecture particulièrement ardue (voir les ff. 15v, 21v, 24r, 26v, 29v, 30r, 37v, 38v & 54r).\n\nAu fil de ces pages, on trouve donc des comptes généraux pour l'aménagement de Hauteville House ou pour la vie courante, des allusions à ses lectures, des pensées politiques ou générales, des vers, etc. Ainsi, au f. 14r, lit-on "Finir les chansons des rues par une Marseillaise et les chansons des bois par un hosanna" (Les Chansons des rues et des bois ont été publiées en 1865), tandis que des notes aux ff. 10r et 32r renvoient directement aux Misérables (publiés en 1862): "Préface des Misérables. J'ai fait ce livre parce que je n'aime pas l'irrévocable" (f. 32r).\n\nAu f. 12r, des considérations politiques "Mettre au timon des affaires des hommes éprouvés [...] secouer les torches de la discorde" suivent l'émerveillement ressenti par Hugo devant le spectacle de la nature, "La mer. Je ne connais rien de plus beau que toutes ces montagnes qui s'enfuient avec de l'écume pour neige" (f. 8v) et des pensées nocturnes, "Nuit du 1e 7bre. Noms de deux êtres de la nuit. Saddock. Mameh" (f. 8r).\n\nLes notes prises au quotidien, souvent plus lisibles, apportent de précieuses informations sur les achats réalisés pour l'ameublement de Hauteville House, et les prix payés. Hugo habitait Guernesey depuis novembre 1855, dans une maison déjà surnommée Hauteville House, qu'il louait. Il avait acheté le 16 mai 1856 une autre maison dans la même rue, que la famille Hugo surnomma du même nom. C'est cette seconde maison que le poète habita jusqu'à son retour en France en 1870. Certaines des annotations que contient ce carnet au sujet de l'aménagement de la maison seront reportées, souvent avec plus de clarté, dans un "agenda" utilisé à partir du 31 octobre 1855 (BnF Mss, n.a.f.; 13446, publié in OEuvres complètes, Club français du livre, t. X, p. 1383sq). On trouve ainsi, par exemple, l'indication de "5 panneaux de jais 5000 4 statues d'or de Venise 4000 Stalle du 15 siècle 2000 lit doré et salon 2000 porte en laque 1500 [...] les panneaux de gros verre 3 schill[in]g chaque..." (f. 4r). Hugo tient également un compte précis de ses bains de mer, depuis son "premier bain à Fermain Bay le vendredi 27 juin" jusqu'au "100e bain le 10 (vendredi) 8bre à Havelet" (f. 1v), décompte qui se poursuit au dernier feuillet, "dimanche 12 octobre pris mon 101e bain" et se clôt sur l'amusante conclusion: "1856 pris mon premier bain un vendredi (27 juin) le dernier un treize (13 octobre)" (f. 64v).\n\nCe rare carnet comporte enfin de TRÈS NOMBREUX CROQUIS, ÉBAUCHES DE DESSINS ET CARICATURES, à l'encre ou au crayon. Ils sont dans le même style que les caricatures d'un carnet du printemps 1856, acheté le 15 mars chez Barbet également, et dont 36 caricatures ont été reproduites par René Journet et Guy Robert ("Carnet mars-avril 1856", Annales littéraires de l'université de Besançon, vol. 24, Les Belles Lettres, 1959; voir également les caricatures de la même époque publiées in OEuvres complètes, Club français du livre, t. XVIII). Les dessins et croquis, plus de 35, se divisent en plusieurs catégories: des caricatures, achevées ou non, et de beaux dessins parfois plus aboutis, vues d'extérieur, paysages, "figures vues en rêve", ainsi que de nombreux croquis concernant l'ameublement (urnes, vasques, cimaise, cadre, vases...). On trouve ainsi, pêle-mêle, un beau dessin au crayon d'une vue de maisons de Guernesey (f. 42v), un autre de la mer légendé "bateau dragueur du port de Guernesey" et daté "13 juin 1860. 10h du matin" (f. 62r), un grand dessin à l'encre d'un homme en cape et chapeau à plumes (f. 23r) -- au verso du même feuillet, Hugo s'est servi des décharges d'encre pour esquisser un personnage barbu --, etc.\n\nLe carnet fait également la part belle aux caricatures parmi lesquelles un violoniste ambulant (f. 7r), un homme servilement courbé légendé "Ce que deviennent les Sieyès" (ff. 13r et 19r), un "autre contemplateur. celui-ci médiocrement satisfait. regardant Dieu de travers" (f. 44r), un philosophe assis (f. 55r), un homme chapeauté et tenant une canne, assis sur une chaise (f. 56r), etc.\n\nTRÈS BEL EXEMPLE DE LA PENSÉE BOUILLONNANTE DE HUGO FAISANT SE CÔTOYER FRAGMENTS LITTÉRAIRES ET PRÉOCCUPATIONS MÉNAGÈRES. Nous tenons à remercier très vivement Jean et Sheila Gaudon, directeurs de la publication de la correspondance de Victor Hugo, pour l'aide précieuse qu'ils nous ont apportée dans la rédaction de cette notice.
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Préface des Misérables. J'ai fait ce livre parce que je n'aime pas l'irrévocable.

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Victor Marie Hugo , 19th Century, Books & Manuscripts, manuscripts, documents & letters, France, literary

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Books & Manuscripts


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